— Le livre
Présentation
Nous avons d'innombrables certitudes concernant Yom Kippour : c'est le jour du grand pardon, du jeûne, de vingt-cinq heures d'austérité. Voilà précisément pourquoi nous passons à côté de cette fête.
Car la téchouva n'a pas été créée pour racheter nos fautes. Le Midrach enseigne qu'elle a précédé le monde : elle en est le point de départ, non le « service après-vente ». Lui donner le sens de réparation, c'est inscrire la faute au cœur de l'homme, comme une fatalité de naissance. Or la nature originelle de l'homme n'est pas de transgresser. La téchouva n'est pas une repentance : c'est un retour.
Et Yom Kippour n'est pas le jour du pardon. C'est le jour où Moché est redescendu du Sinaï avec les secondes tables, le jour où Israël a enfin reçu la Torah. Les cinq interdits de ce jour, les cinq portes par lesquelles nous nous inscrivons dans le monde, ne sont pas une punition, mais l'opportunité d'être koulo néchama, tout entier âme, sur le modèle du Cohen Gadol.
De ces revirements de sens, le Rav Eytan Fiszon fait un chemin en trois temps, ceux-là mêmes que dit le titre : le retour de la téchouva, l'attente d'Éloul, la rencontre du dixième jour. Il conduit son lecteur du Rav Kook au Beit haMikdach, du service du Cohen Gadol aux quatre voix de la prière, de la téchouva du 6, du 7 et du 8 octobre jusqu'au secret de Kol Nidré — cette porte qui ne s'ouvre qu'à un peuple entier, sans exception.
284 pages, 161 sources. Un livre pour ressentir autrement Yom Kippour.